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Rassa Morra- Ania MEZAGUER

  • Photo du rédacteur: Sihem BOULMIS
    Sihem BOULMIS
  • 9 févr. 2025
  • 2 min de lecture

Photo credite by : sissi_mains_dor_artwork


« Aziyadé restait cependant fidèle à l’élu de son cœur, Olaf’, qu’elle connaissait depuis son adolescence. Elle lui rendait visite chez son grand-père, à la compagne sur le Mont Babor, lors des grandes vacances ; d’ailleurs, c’est elle qui lui avait donné ce prénom. C’est un Frison à la perle noire qui vient des Pays-Bas ; il en ramena deux dont un lui était destiné. Elle aimait beaucoup Olaf qui l’impressionnait par son élégance, son charisme et son port de tête. On dit souvent que notre animal favori reflète notre tempérament et notre nature. Pour elle, Olaf est ce favori, un cheval de selle et de trait, calme, doux et vif, noble et expressif ; c’est son ami, son amoureux… « Olaf… Olaf… Si seulement il pouvait se transformer en humain » pensait-t-elle parfois. Il aurait répondu à tous les critères qu’elle recherchait chez un homme : droiture, loyauté, patience, ténacité, assurance et complicité ».



Il lui arrivait souvent, une fois à la campagne, de vouloir aller à la rencontre d’elle même en cheminant à cheval ; cela a toujours été une thérapie pour aller à la découverte de son bonheur intérieur. Avec Olaf, elle avait l’habitude de faire plus de quarante kilomètres. Lui, la portant sur son dos si ferme et si musclé, lui donnant l’assurance absolue, l’affirmation de sa présence et la protégeant telle une altesse royale. Elle, tenant les rênes dans ses mains, non pas pour en garder le contrôle ou la maîtrise, mais plutôt pour lui signifier qu’elle tenait à lui en le suivant aveuglément et avec espoir vers leur lieu privilégié. Ils cheminaient ensemble dans la paix et le silence ; certes ils ne se parlaient pas, mais, au-delà des mots, il y a entre eux comme une connexion d’âmes à travers laquelle même ce silence devient complice ».

 
 
 

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