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Olaf et Aziyadé

  • Photo du rédacteur: Sihem BOULMIS
    Sihem BOULMIS
  • 9 févr. 2025
  • 2 min de lecture

Il est des scènes qui s’ancrent dans l’âme, des images qui transcendent les mots et deviennent une émotion pure. La découverte de la rencontre entre Aziyadé et son cheval Olaf dans Rassa Mora, un moment de complicité. Chaque mot résonnait comme une couleur, chaque émotion appelait un trait, une ombre, une lumière. Et alors, les mots sont devenus peinture.

Et parce que l’art est un jeu d’émotions et de hasards, cette œuvre a trouvé son destin dans Mots et Couleurs en Jeu, ce tirage au sort organisé lors de la rencontre au café littéraire @la_habana_cll où les lettres et les pigments se sont mêlés pour créer des ponts entre les cœurs. Un heureux élu en est reparti avec cette part de rêve et d’inspiration, emportant avec lui une histoire peinte autant qu’écrite, Bsahtou.



Chaque toile est une rencontre. Celle-ci est née d’un livre, d’une résonance entre l’écriture et la couleur, d’une amitié tissée entre les pages et les pinceaux. Et à travers elle, l’âme d’Aziyadé continuera de galoper, libre et intemporelle…


Dans un éclat doré et cuivré, comme une page arrachée au temps, naît une scène où l’amour et la noblesse s’entrelacent dans une danse silencieuse. Un cheval noir, majestueux, un Frison au port altier, celui que l’on devine puissant et doux à la fois, et une reine, drapée d’une robe royale, blanche comme la lumière, où la dentelle délicate et le satin raffiné dessinent l’écho d’un passé empreint d’élégance et de grandeur.


Leurs âmes se reconnaissent. Son visage, lumineux comme un ange, rayonne d’une clarté presque divine. Ses cheveux blonds soyeux, semblent se fondre dans la crinière duveteuse de son fidèle étalon, scellant entre eux une union intemporelle, une fusion qui transcende l’humain et l’animal. Ils ne sont plus deux êtres distincts mais une seule essence, un seul souffle, un même battement de cœur.


Les perles précieuses qui ornent sa tenue, son coup et son oreille, témoignent de la rareté de ce lien, comme si chaque instant passé avec Olaf était un joyau suspendu entre rêve et réalité. À ses côtés, une rose fragile, posée comme une offrande, respire l’amour et la tendresse. Et une feuille de papier collée sur la toile, fragment d’éternité, rappelle que les mots, comme les souvenirs, la sagesse et le savoir, ancrent ce qui doit être transmis, préservé, raconté. Tout, dans cette œuvre, vibre d’un hommage à l’élégance, à la fidélité et à la pureté des liens invisibles. Ce n’est pas qu’un tableau, c’est une histoire, une poésie peinte, un instant d’éternité où l’amour, sous toutes ses formes, se fait souverain.



Dédicace spéciale à chère Ania MEZAGUER.

 
 
 

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